Les brevets randonneurs mondiaux et/ou belges – BRM / BRB

Historique :

Un jour du mois de juin 1897, un groupe de cyclotouristes italiens parcourut la distance de 230 Km, de Rome à Naples. Moyenne, lieux et temps de repos avaient été déterminés avant le départ. La formule Audax venait ainsi d’être inventée par la pratique du vélo en groupe, la présence de pilotes et la fixation d’un horaire et de lieux de repos.

En 1904, l’Audax Club Parisien (ACP) était créé sur le modèle italien. Les brevets allaient connaître un très vif succès. Pourtant, cette formule connut de la contestation. En 1921, l’ACP allait se déchirer en deux. Les défenseurs de «l’allure libre» tinrent le nom de Audax Club Parisien (ACP) et les défenseurs de «l’Audax» prirent le nom de «Union Audax Cyclistes Parisiens» (UACP), dont le nom fut modifié en 1955 sous le nom de l’Union Audax Français» (UAF).

L’ACP créa une série de «brevets» sur les distances de 200, 300, 400 et 600 km. Le premier brevet de 300 km se déroula le 11 juin 1922, le premier 400 km le 22 juillet 1923 et le premier 600 km fut organisé le 30 juin 1928. A cette série on ajouta en 1931 un brevet de 1200 km, au nom de Paris-Brest-Paris. Cette randonnée n’était pas une invention, elle s’inspirait en fait de l’existence d’une course cycliste organisée pour la première fois en 1891 par «le Petit Journal».

Cette course cycliste allait disparaître assez rapidement du calendrier cycliste, mais son nom fut sauvé par l’ACP. Début des années 80, la Fédération Belge du Cyclotourisme (FBC) obtenait l’autorisation d’organiser la série des brevets ACP sous le nom de «Brevets Randonneurs Européens».

Finalement, grâce à la renommée de Paris-Brest-Paris, ces brevets sortirent du cadre européen pour aboutir en 1983 à l’appellation de Brevets Randonneurs Mondiaux (BRM). Les «Brevets Randonneurs Mondiaux» sont populaires du fait que TOUS (hommes et femmes) peuvent y participer et pratiquer «la distance» à leur propre rythme.

Il est cependant important de respecter les règles d’éthique en vigueur dans cette catégorie de cyclotourisme. Ces règles ont été établies par des randonneurs, pour des randonneurs.
Cependant, depuis 2004, bien qu’étant membre fondateur des Randonneurs Européens et des Randonneurs Mondiaux, la FFBC s’est vu retirer la gestion des BRM par l’ACP. Afin de pallier au fait que tous les clubs de la FFBC organisateurs de longues distances ne souhaitaient pas s’inscrire dans le cadre d’une structure parallèle non-affiliée, la FFBC inventa les BRB dont les principes sont les mêmes que les BRM, à l’exception que ces brevets ne sont pas homologués par l’ACP et qu’ils ne sont donc pas qualificatifs pour le «Paris-Brest-Paris».

L’éthique :

  1. L’allure libre : chacun roule à son rythme en choisissant l’objectif qui lui convient le mieux : soit profiter un maximum du délai imparti, soit essayer de rentrer le plus vite possible. De même, rouler vite et prolonger les arrêts est également une autre alternative.
  2. Le parcours : il s’effectue le plus souvent «à la carte», grâce à un itinéraire détaillé délivré par l’organisateur et aux tracés GPS mis à la disposition des participants via Internet.
  3. «Sans assistance» : le candidat à un BRB / BRM doit toujours pourvoir lui-même à l’accomplissement de son brevet. Le randonneur ne pourra pas recevoir de l’aide de quiconque. Les voitures suiveuses sont dans tous les cas, interdites.

Délais impartis pour la réussite des BRB / BRM :

KmHeure
200 km 13h30
300 km 20h00
400 km 27h00
600 km 40h00
1.000 km 75h00
1.200 km 90h00

Voilà dressées les grandes lignes de cette discipline «grand honneur».

Une fameuse école pour PARIS-BREST-PARIS.

En somme, le but le plus important de ces organisations est, la préparation à PARIS-BREST-PARIS randonneurs, qui tous les quatre ans propose son fabuleux parcours.

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